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ACTUALITE du : Thursday 07 May 2009 REFLEXIONS SUR L'INDUSTRIE SUCRIERE ET LA COGENERATION
Une étude récente de l’ISO1 sur la cogénération dans le secteur de la transformation de la canne à sucre démontre que la production d’électricité à partir de la bagasse devient une des activités majeures des industries sucrières. Cette analyse de la situation actuelle effectuée dans treize pays des régions Afrique, Asie, Amérique latine et Océanie, laisse apparaître que l’importance de la production d’électricité alliant l’efficacité, la compétitivité et l’écologie pourrait être considérable.
En termes techniques, la quantité d’énergie tirée de la bagasse dépend de deux critères essentiels : la quantité de canne broyée et la technologie utilisée pour produire l’énergie.
L’utilisation de chaudières hautement efficaces est un facteur crucial permettant à la sucrerie une production en excédent de ses besoins de consommation.
Cet investissement très coûteux peut, dans certaines conditions, être amorti en cinq ans au plus par les revenus de l’électricité exportée vers le réseau national comme le prouve les projets réalisés au Brésil, en Thaïlande, à l’Ile Maurice et à l’Ile de la Réunion.
Le succès de ce procédé dépend du cadre légal existant et de la réglementation qui s’applique localement au marché de l’électricité.
La production d’électricité et sa vente au réseau national doivent être des activités permises aux usines de transformation de la canne et les prix payés par les sociétés de service public doivent être adéquats. Le démarrage de cette activité est facilité par des mesures de défiscalisation incitative et d’autres avantages financiers ; l’aide financière des agences de développement nationales et internationales est particulièrement importante en cette période de crise mondiale du crédit bancaire.
Le succès de ce procédé dépend également de la quantité de bagasse. Hors période de récolte et de broyage de la canne à sucre, il faut surmonter le manque de bagasse car les compagnies de distribution d’électricité souhaitent disposer d’un approvisionnement ininterrompu tout au long de l’année et non saisonnier. Afin de palier à ce problème, les sucreries utilisent des chaudières fonctionnant aussi avec des combustibles fossiles.
Enfin, une meilleure utilisation d’autres formes de biomasse en tant que combustible renouvelable pourrait être une solution à long terme. Ainsi, l’utilisation de la paille de canne à sucre pour la production d’électricité à l’avenir, semble particulièrement prometteuse quand la technologie adéquate aura été développée.
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1 Organisation Internationale du Sucre
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