‹‹ retour aux actualités
ACTUALITE du : Monday 13 October 2008 5 PISTES QUI PEUVENT EXPLIQUER UNE DECEPTION
Pourquoi certains traitements sont efficaces,
d'autres pas ? Voici quelques raisons qui peuvent expliquer un échec.
PISTE 1 - L'APPARITION DE RÉSISTANCES
Parmi les causes d'échecs potentiels d'un traitement, la résistance de certaines graminées aux produits foliaires de type "fops" est de plus en plus fréquente (voir la cartographie publiée dans Agriculture & Nouvelles Technologies d'août 2008). Pour prévenir l'apparition de telles résistances, il convient de jouer l'alternance des modes d'action. Par ailleurs, on évitera les pratiques favorables à l'apparition de mauvaises herbes résistantes (rotations peu diversifiées, non labour systématique,...) tout en alternant, autant que possible, les cultures d'hiver et de printemps et en pratiquant régulière-ment la technique du faux semis.
PISTE N°2 - UN PROBLÈME DE TEMPERATURE
De faibles températures relevées lors de l'application et durant les jours qui suivent le traitement, suffisent à expliquer certains déboires. En effet, de nombreux herbicides sont systémiques. Ils sont absorbés par les racines et/ou les feuilles puis migrent à l'intérieur de l'adventice dans les vaisseaux conducteurs de sève. Or, la circulation de cette dernière n'est réelle que si la mauvaise herbe est en phase de croissance active, généralement lorsque la température ambiante est supérieure à 5 °C. II faut donc appliquer les herbicides les plus anciens 'zen conditions poussantes» même si les molécules récentes ont été sélectionnées pour leur indépendance par rapport au facteur température.
PISTE N°3 - UN STRESS HYDRIQUE
Ils peuvent avoir un effet négatif sur l'efficacité des matières actives à action foliaire que l'on applique au printemps.
En effet, le manque d'eau incite les mauvaises herbes à fermer leurs stomates afin de limiter l'évaporation d'eau. Par ailleurs, elles se protègent contre l'air desséchant en épaississant leur épiderme. Les produits foliaires ont donc plus de difficultés à pénétrer dans la plante et, ceux qui ont la faculté d'être systémiques, migrent moins bien !
PISTE N°4 - UN EXCÈS DE ROSÉE
La rosée est un facteur positif pour l'efficacité d'un traitement mais, en excès, elle peut se révéler négative. En effet, comme une pluie, une rosée importante peut provoquer le lessivage des matières actives déposées à la surface des feuilles. Toute-fois, ce phénomène reste relativement rare d'autant que plus de 50 à 95 % d'un traitement graminicide pénètre en 24 heures dans l'épaisseur de la feuille. En pratique, on considère que l'efficacité d'un tel traitement herbicide n'est remise en cause que si une pluie ou une forte rosée intervient moins de 2 après l'application.
PISTE N°5 - UNE QUALITÉ DE L'EAU PROBLÉMATIQUE
La dureté de l'eau ou son excès d'acidité peuvent être mis en cause mais seulement dans le cas de quelques herbicides (la majorité des spécialités sont désormais insensibles pour des pH raisonnables). En effet, les eaux très chargées en sel de calcium peuvent freiner la pénétration de certaines matières actives au travers de l'épiderme des adventices. Mais attention, ce phénomène n'est pas vérifié pour toutes les molécules et il est surtout cité dans le cas du glyphosate qui forme, avec les sels de calcium dissous dans l'eau de bouillie, un complexe qui traverse plus difficilement les tissus végétaux. A l'inverse, les eaux acides rencontrées dans certaines régions granitiques peuvent rendre moins actives certaines sulfonylurées. De façon générale, ce ne sont pas les matières actives en elles-mêmes qui sont le plus sensibles aux eaux acides mais plutôt les formulations.
‹‹ retour aux actualités